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Les années de solitude

1893 - 1912


Camille affirme son « je ». En 1893, Camille loue un atelier 113 boulevard d’Italie. Période la plus créatrice où naîtront ses chefs-d’œuvre : la Valse, Clotho, la Petite Châtelaine. La trahison de l’amant sera transposée dans l’œuvre maîtresse l’ Âge mur. Dans les dernières années du siècle, Camille reçoit ses premières commandes privées de mécènes, dans la mouvance de Rodin, qui lui permettront d’exprimer son talent de marbrière.

Elle s’émancipe de toute tradition avec ses croquis d’après nature sous l’influence de l’art japonais, les Causeuses en marbre et onyx, la Vague en onyx, la Profonde Pensée et Rêve au coin du feu.

Pour la comtesse de Maigret, elle traduit en marbre sa dernière grande œuvre Persée et la Gorgone qui symbolise son drame final et Vertumne et Pomone.

Après un bref séjour rue de Turenne en 1898, Camille s’installe en janvier 1899 dans l’Ile Saint Louis, 19 quai Bourbon. Eugène Blot, son marchand et ami, acquiert les droits de reproduction d’une vingtaine de plâtres pour les commercialiser en bronze dont la Fortune, la Joueuse de flûte, la Valse, l’Implorante, l’âge mûr, l’Abandon.

Les expositions à la galerie Blot en 1905 et en 1908 ne connurent pas un succès éclatant mais permirent la vente de nombreux exemplaires des petits modèles Rêve au coin du feu, l’Implorante, l’Abandon, la Valse et dans une moindre mesure la Fortune et la Profonde Pensée.

En 1906, l’Etat lui achète enfin une œuvre en matériau définitif la Niobide blessée. Camille entame une oeuvre qu’elle veut détacher de l’influence de Rodin. Elle vit seule dans son atelier du boulevard d’Italie ; son unique distraction consiste à regarder par la fenêtre le spectacle dans la rue dont elle recueille une somme considérable de notations modelées très éloignées du style rodinien : La Chienne affamée, le Vieil aveugle chantant, le Chat.

Peu de ces petites figurines ont été retrouvées, soit parce que détruites par Camille, ou simplement disparues. En 1906, après le départ de son frère Paul pour la Chine, Camille cesse toute activité créatrice et entreprend la destruction de ses œuvres. Elle est obsédée par le souvenir de Rodin qu’elle accuse de lui voler ses idées et ses œuvres.

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